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Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports...

Location:

Paris, France

Genres:

World News

Networks:

RFI

Description:

Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. Les invités de Géopolitique confrontent leurs regards sur un sujet d’actualité internationale. Une émission présentée par Marie-France Chatin. Réalisation et technique : Mathias Golshani. Avec la collaboration de Cécile Lavolot. *** Diffusions le samedi et le dimanche à 17h10 TU vers toutes cibles.

Language:

French


Episodes
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Tour d'horizon international

4/19/2026
Il y a une semaine, des élections législatives se tenaient en Hongrie. Elles ont vu Viktor Orban fortement et franchement désavoué. Un choix des électeurs hongrois qui dépasse largement les portes de la Hongrie. Un pouvoir illibéral a été défait et avec lui un discours eurosceptique dissimulé derrière un patriotisme qui interroge. La défaite est aussi celle de Donald Trump et de son idéologie MAGA qui ont tenté d’interférer dans l’élection. Les ingérences russes et américaines dans le scrutin ont été mises en échec. Et au-delà dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, l’affirmation de la Russie comme une menace durable pour l’Europe et un engagement américain incertain sur le Vieux Continent, les interrogations autour de l’avenir du lien transatlantique se multiplient, ravivant les incertitudes européennes quant à leur architecture de sécurité. Invité : Thierry de Montbrial, membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Fondateur et président de l’Institut français des relations internationales. Également fondateur et président de la World Policy Conference.

Duration:00:48:29

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Les paradigmes de civilisation à la lumière du Moyen-Orient

4/18/2026
Depuis la fin de la guerre froide, une idée s’est imposée pour expliquer les tensions du monde : celle d’un affrontement entre civilisations. Une idée popularisée par l’Américain Samuel Huntington, selon laquelle les conflits ne seraient plus idéologiques ou territoriaux, mais culturels, religieux, presque identitaires. Le regard sur le Moyen-Orient est particulièrement intéressant tant on y assiste à l’effritement progressif des grands pôles de civilisation arabo-musulmane contemporains incarnés par l’Irak, la Syrie, et potentiellement l’Égypte. Effritement que d’aucuns décrivent comme l’une des tragédies géopolitiques majeures du XXIè siècle. Là où naquirent jadis les premières cités-États, le droit codifié et les empires fondateurs, nous assistons aujourd’hui à une fragmentation sans précédent qui remet en question la pérennité de ces berceaux de l’humanité. Aux côtés de l’effritement, il y a aussi l’embrasement. Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte israélienne, le feu ne s’arrête plus au Moyen-Orient. Destruction presque totale de Gaza. Maintenant le Sud Liban, conjointement à l’attaque israélo-américaine sur l’Iran. Une situation particulièrement suivie par la Turquie qui célébrait en 2023 son 100ème anniversaire et dont le narratif civilisationnel est particulièrement développé. Les paradigmes de civilisation sont en hausse dans le monde entier et la compétition accrue pour l’exercice hégémonique du pouvoir. Nostalgie de l’empire. Critique de la modernité. Émission en partenariat avec l’INALCO, l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale. Invités : Sophia Mahroug,Lætitia BucailleGaza, quel avenir ?Jan-Markus Vömel

Duration:00:48:29

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Face aux rapports de forces politiques, quelle justice pénale internationale ?

4/12/2026
Longtemps, la raison d’État a prévalu sur la justice, les règlements diplomatiques des guerres prenant le pas sur l’exigence d’éthique de réparation des victimes. Longtemps aussi, on a choisi l’amnistie en croyant qu’elle mènerait à l’amnésie, et avec elle à l’effacement des souffrances. Il a fallu la Seconde Guerre mondiale et ses atrocités pour que se mettent progressivement en place les composantes d’une justice internationale avec le procès de Nuremberg, les Tribunaux spéciaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, et la création de la Cour pénale internationale. Récent donc, l’édifice est également fragile face aux coups de boutoir des régimes autoritaires mais aussi des démocraties en proie à la montée des nationalismes et populismes. Notre système mondial est aujourd’hui en proie à la destabilisation et au retour en force de l’impunité au mépris de tout droit international. Jean-Paul Chagnollaud est notre invité. Professeur émérite des Universités et président d’honneur de l’IREMMO, il publie « Oublier ou punir ? Justice pénale internationale et politique », aux éditions le Cavalier Bleu.

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Élections hongroises : un scrutin sur l'avenir de la Hongrie

4/11/2026
Élections législatives ce dimanche (12 avril 2026) en Hongrie, pays de 10 millions d’habitants, qui pourraient marquer un tournant historique. Après seize années au pouvoir, le Premier ministre Viktor Orbán fait face à son défi le plus sérieux depuis son retour en 2010. Celui qui a théorisé la « démocratie illibérale » a profondément transformé le pays : réforme du système électoral, contrôle accru des médias, affaiblissement des contre-pouvoirs. La Hongrie est aujourd’hui régulièrement accusée par les institutions européennes de dérive autoritaire, au point que certains eurodéputés estiment qu’elle n’est plus une démocratie à part entière. Mais le contexte a changé. L’économie ralentit, l’inflation a marqué les esprits ces dernières années, et surtout, les fonds européens sont en partie gelés en raison de préoccupations liées à l’État de droit. Face à lui, un homme inattendu : Péter Magyar, ancien proche du pouvoir devenu opposant. À la tête du parti Tisza, il incarne une alternative conservatrice mais pro-européenne, centrée sur la lutte contre la corruption et la restauration des institutions. Selon les sondages, il est même donné en tête. La campagne a été marquée par un climat particulièrement tendu : accusations d’ingérences étrangères, usage de désinformation, instrumentalisation de la guerre en Ukraine. Orbán fait campagne contre Bruxelles et contre Kiev, affirmant que ses adversaires entraîneraient la Hongrie dans la guerre. Au-delà de la Hongrie, c’est un scrutin à forte portée internationale. Car Viktor Orbán est aujourd’hui le seul dirigeant européen à entretenir à la fois des liens étroits avec Vladimir Poutine et à être soutenu par Donald Trump. La Hongrie peut-elle tourner la page Orbán ? Ou bien son système est-il désormais trop solidement installé pour être renversé ? Invités : Jacques RupnikFlorent Parmentier,Roman Krakovsky

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Les bouleversements du monde analysés par Pierre Haski

4/5/2026
C’est un globe-trotter qui, depuis un demi-siècle, raconte ou décrypte les soubresauts du monde, de Johannesbourg à Pékin en passant par Jérusalem… Il a été témoin du massacre des écoliers noirs de Soweto en 1976 sous l’apartheid. Il a assisté au retour de Yasser Arafat sur sa terre de Palestine en 1994 et observé l’incroyable essor de la Chine dans les années 2000… Et depuis huit ans, il tente d’analyser chaque matin sur France Inter la bascule du monde. Ce monde issu de la Seconde Guerre mondiale, dont la boussole était le droit international, qui est en train de disparaître, piétiné par des autocrates en mal d’empire ou à l’égo surdimensionné. Quelles leçons tirer du passé pour éviter le pire ? Serons-nous capables de construire demain un nouveau monde, meilleur et plus équitable ? Ces deux questions sont au cœur du dernier livre de Pierre Haski, La fin d'un monde : Comprendre notre époque. Invité : Pierre Haski, journaliste, chroniqueur Géopolitique à France Inter et au Nouvel Obs, président du conseil d'administration de Reporters sans frontières, auteur de La fin d'un monde : Comprendre notre époque aux éditions Stock.

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Israël / Liban : la guerre jusqu’où ?

4/4/2026
Plus de 1300 morts, près de 4000 blessés, 1 million de déplacés : c’est le bilan d’un mois de guerre menée par Israël au Liban… L’escalade a commencé le 2 mars quand le Hezbollah a lancé une attaque sur l’État hébreu pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. La riposte israélienne a été massive : pluie de bombes sur les fiefs du mouvement chiite, assassinats ciblés jusqu’au cœur de Beyrouth, incursion terrestre de quatre divisions, envoi de centaines de drones qui quadrillent en permanence le ciel libanais… Israël a revendiqué hier 3500 frappes depuis le 2 mars sur le Liban. Alors jusqu’où l’État hébreu est-il prêt à aller pour désarmer le Hezbollah ? Veut-il vraiment réoccuper le Sud-Liban, 26 ans après en être parti, chassé par le mouvement chiite soutenu par l’Iran ? L’État hébreu peut-il répéter ce qu’il appelle « le modèle Gaza », c’est-à-dire raser les villages frontaliers pour empêcher le retour de centaines de milliers d’habitants de la région ? L’armée libanaise a-t-elle les moyens de contrer pareil scénario ? Quelle est la stratégie du Hezbollah, accusé par le gouvernement libanais d’avoir entrainé le pays dans la guerre ? Invités : Anthony SamraniDenis CharbitYitzhak Rabin, la paix assassinéeKarim Emile Bitar

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Kurdes d'Iran : angle mort ou point de bascule ?

3/29/2026
À mesure que la confrontation régionale s'est durcie autour de l'Iran, une vieille périphérie revient brutalement au centre des discussions ; le Kurdistan iranien. Cette bande montagneuse de l'ouest du pays adossé à l'Irak et la Turquie où se mêlent depuis longtemps marginalisation, répression, politisation kurde et présence de partis armés. Et les groupes kurdes d'Iran sont face à un dilemme risqué : pris entre l'affaiblissement relatif du régime sous les frappes, les signaux contradictoires venus de Washington et le risque d'être activés comme levier sans qu'aucune fin politique claire ne leur soit garantie... peuvent-ils devenir un acteur de la guerre ? Ou bien sont-ils la surface de projection d'un imaginaire stratégique extérieur ? Avec - Adel Bakawan, directeur de l'Institut européen pour les études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord - Myriam Benraad, professeure à l'Université d'Exeter, autrice de Jihad la métamorphose d'une menace, au Cavalier Bleu.

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Les détroits : nouveaux centres de gravité de la guerre ?

3/28/2026
Des noms minuscules sur les cartes, mais des effets immenses sur la planète. Ormuz, Bab el-Mandeb, Suez ou encore Malacca : ces détroits bien plus que de simples passages maritimes sont des points de compression du commerce mondial, de l'énergie et des stratégies militaires. Dans le contexte de la guerre iranienne, Ormuz apporte la démonstration spectaculaire que, dans le monde contemporain, contrôler un détroit c'est déjà peser sur l'ordre international... Avec - Guillaume Ancel, ancien officier, auteur de Petites leçons sur la guerre, comment défendre la paix sans avoir peur de se battre ?, aux éditions Autrement - Emmanuel Hache, adjoint scientifique à IFP Énergies nouvelles et directeur de recherche à l’IRIS. Dernier ouvrage : Géopolitique des matières premières, Éditions Eyrolles, 2025 - Nicolas Mazzucchi, docteur en géographie économique, directeur de recherche au Centre d'études stratégiques de la marine.

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Argentine : mémoire en danger ?

3/22/2026
Il y a cinquante ans, le 24 mars 1976, l’Argentine basculait dans la nuit. Un coup d’État militaire renversait la présidente Isabel Perón et installait une junte dirigée par le général Jorge Rafael Videla. Commençait alors ce que les militaires appelaient le « Processus de réorganisation nationale » : une dictature qui allait durer jusqu’en 1983 et faire près de 30 000 disparus, selon les organisations de défense des droits humains. Arrestations clandestines, torture systématique, exécutions, vols de bébés, disparitions forcées — un système de terreur pensé pour effacer toute trace. Au cœur de ce dispositif répressif, un lieu est devenu symbole : l’Escuela de Mecánica de la Armada, l’ESMA. Officiellement École de mécanique de la Marine, en plein Buenos Aires. Officieusement, l’un des plus grands centres clandestins de détention et de torture du pays. Environ 5 000 personnes y auraient transité. La plupart n’en sont jamais revenues. Aujourd’hui, l’ESMA est un site de mémoire. Un lieu de transmission, d’archives, de pédagogie. Mais cette mémoire est de nouveau contestée. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Javier Milei, les politiques publiques de mémoire sont fragilisées, les financements réduits, et certains discours relativisent, voire nient, l’ampleur des crimes de la dictature. Alors, que représente l’ESMA dans l’histoire argentine ? Comment un lieu de terreur devient-il un lieu de mémoire ? Pourquoi la bataille autour du passé est-elle redevenue si vive aujourd’hui ? Pour en parler, nous recevons deux grandes spécialistes de ces questions, les historiennes et chercheuses Marina Franco et Claudia Feld, qui publient « Crimes contre l'humanité à ESMA. Anatomie d'un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983) », Éd. Anamosa. Invitées : Marina Franco,Claudia Feld,

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Le discours civilisationnel de la Chine: projet de puissance et instrument de cohésion nationale?

3/21/2026
Pendant longtemps, la Chine a raconté au monde une histoire simple : celle d’un pays qui sortait de la pauvreté, qui s’ouvrait au commerce, et qui retrouvait peu à peu sa place dans la mondialisation. Mais aujourd’hui, le récit a changé. La Chine ne parle plus seulement de développement ou de puissance. Elle parle de civilisation. Sous l’impulsion de Xi Jinping, Pékin affirme que la Chine n’est pas simplement un État parmi d’autres, mais l’héritière d’une civilisation vieille de plusieurs millénaires, dotée de ses propres valeurs, de sa propre vision de l’ordre politique et de sa propre conception de l’harmonie sociale. Dans ce récit, la Chine aurait traversé les siècles sans rupture, et le pouvoir actuel serait le dépositaire d’une continuité historique et culturelle unique. Comment la longue durée de la civilisation chinoise s'articule-t-elle avec celle, plus courte, de la nation, et dont l'histoire repose aussi sur des silences? Que fait ce récit des épisodes les plus sensibles, comme le Massacre de la place Tiananmen ? Comment intégrer la figure de Mao Zedong, à la fois fondateur de la Chine populaire et responsable de catastrophes humaines majeures ? Et surtout, ce récit civilisationnel ne concerne pas seulement le passé. Il s’inscrit dans un affrontement idéologique contemporain : Pékin contestant de plus en plus ouvertement l’universalité des valeurs politiques défendues par l’Occident. Ce récit civilisationnel est-il un projet de puissance ? Un instrument de cohésion nationale ? Ou le début d’une bataille mondiale des modèles politiques ? Pour cette troisième émission en partenariat avec l’INALCO, l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale. Invités Jean-François HuchetAlexandre Gandil,Kinmen, un archipel entre Taiwan et la Chine

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La fiscalité est-elle devenue un champ de bataille central de la compétition internationale?

3/15/2026
Nous vivons dans une économie mondialisée où les capitaux circulent plus vite que les lois, où les entreprises peuvent choisir leur résidence fiscale presque comme on choisit un siège social sur une carte, et où les États, eux, restent ancrés dans des territoires, avec des budgets à équilibrer, des services publics à financer et des opinions publiques de plus en plus sensibles aux inégalités. La fiscalité est devenue l’un des champs de bataille centraux de la compétition internationale. Entre États qui baissent leurs impôts pour attirer les multinationales, territoires qui prospèrent en organisant l’optimisation fiscale, cabinets spécialisés dans l’ingénierie de l’évasion, et organisations internationales qui tentent d’imposer des règles communes, le système fiscal mondial ressemble de plus en plus à un jeu sans arbitre. Les États-Unis occupent une place singulière dans ce paysage. À la fois promoteurs de règles internationales via l’Organisation de coopération et de développement économiques, l'OCDE, et défenseurs assumés de leurs intérêts nationaux, ils utilisent aussi l’arme douanière comme instrument stratégique. Sous la présidence de Donald Trump, les hausses différenciées de droits de douane ont redessiné les rapports de force commerciaux, dans une logique mêlant allègement fiscal intérieur, réindustrialisation et sanctions ciblées. En Europe, la question est tout aussi brûlante : concurrence fiscale interne, poids des « paradis fiscaux » au sein même de l’Union, difficulté à taxer les géants du numérique comme Google, Apple ou Amazon, tensions entre souveraineté nationale et intégration communautaire. Alors, assistons-nous à un désordre fiscal mondial ? Ou à la recomposition d’un nouvel ordre où la fiscalité devient un instrument assumé de puissance ? Pour cette édition en partenariat avec la revue Questions internationales, « Le désordre fiscal international », nos invités : Mireille Chiroleu-Assouline,Sébastien Laffite,Serge Sur,

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Face aux guerres, quelles voie/voix pour l'Europe?

3/14/2026
Deux semaines, qu’a démarré l’attaque israélo-américaine sur l’Iran. Pour l’Union européenne qui, depuis la pandémie de 2020, fonctionne sur le mode de la permacrise -la crise permanente- la guerre en Iran apporte une nouvelle salve de risques sécuritaires, énergétiques et économiques. Ce conflit oblige l’UE à accélérer sa réflexion sur sa place dans le monde et ses méthodes. Une réflexion déjà engagée avec la guerre en Ukraine et le retour d’un Donald Trump hyper-agressif à la Maison Blanche. Des voix s’élèvent pour demander une Union européenne plus en phase avec les changements rapides qui se produisent. Une Union plus affirmée à même d’incorporer les questions de sécurité dans l’ensemble de ses moyens stratégiques et de ses politiques. Quelle voie pour l’Europe dans la guerre au Moyen-Orient ? Invités : Nicole Gnesotto,Fractures dans l’Occident Guillaume Duval,

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Guerre d'Iran : jusqu'où ?

3/8/2026
Tension toujours aussi forte au Moyen-Orient : États-Unis, Israël et Iran sont entrés dans une dangereuse phase de confrontation directe, qui s’est étendue aux États du Golfe et au Liban. Cette escalade accroît le risque d’une guerre régionale plus large et pourrait entraîner d’autres acteurs -dont les pays européens- dans le conflit. Le point sur les derniers développements, les calculs stratégiques de chacun des acteurs et les possibles implications pour la région et au-delà. Invités : Julia TomassoYurri ClavillierMichel DuclosDiplomatie françaiseGuillaume Lagane, Géopolitique de l’Europe

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Reconfiguration des équilibres au Moyen-Orient

3/7/2026
Plus d’une semaine que l’attaque sur l’Iran a démarré. Les fronts se multiplient, l’opération monte en intensité. La guerre d’Iran impacte l’économie mondiale au-delà du pétrole. Et le bien-fondé du conflit devient un vrai sujet aux États-Unis. Invités : Fabrice BalancheLeçons de la crise syrienne Adel BakawanLa décomposition du Moyen-Orient

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L’attaque israélo-américaine: un pari risqué?

3/1/2026
L’attaque américano-israélienne sur l’Iran met fin à un tabou. Pendant de nombreuses années, les USA ont refusé d’intervenir malgré ce qui les oppose à l’Iran depuis plusieurs décennies. Longtemps, les USA ont combattu l’Iran de manière indirecte à travers des sanctions, des actions clandestines, des opérations cyber et des proxys armés. Mais, ils ont toujours évité d’attaquer le pays. La réticence avait une logique : la crainte de représailles iraniennes, le risque de choc pétrolier et surtout la conscience que l’escalade est plus difficile à arrêter qu’à initier. Ce qui a changé, c’est cet alignement de planètes, avec le Premier ministre Benyamin Netanyahu. Israël qui, depuis quatre décennies, a la volonté d’en découdre avec l’Iran. Peut-on parler de convergence d’intérêts entre Washington et Tel Aviv ? Un pari militaire risqué autant pour les Américains que pour les Israéliens. Invités : Camille LonsEric DanonPhilip GolubJean-Paul Chagnollaud

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L’attaque américano-israélienne sur l'Iran: la promesse d'un chaos?

2/28/2026
Les frappes menées par les USA et Israël contre des cibles iraniennes marquent un tournant majeur dans la confrontation avec l’Iran. Téhéran a riposté dans les heures qui ont suivi, visant non seulement Israël mais également des installations américaines dans plusieurs pays du Golfe. La décision de recourir à la force pose une série de questions stratégiques. Les USA ont-ils estimé que la diplomatie était arrivée à son terme ? Ont-ils sous-évalué la probabilité d’une riposte régionale ? Au-delà des frappes et des représailles, c’est l’équilibre stratégique du Moyen-Orient qui est en jeu, avec des risques élevés d’escalade militaire. Invités : Azadeh Kian,Rethinking gender, ethnicity and religion in IranBertrand Badie,Pour une approche subjective des relations internationalesThierry Coville,L’Iran une puissance en mouvement

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La fiscalité est-elle devenue un champ de bataille central de la compétition internationale?

2/28/2026
Nous vivons dans une économie mondialisée où les capitaux circulent plus vite que les lois, où les entreprises peuvent choisir leur résidence fiscale presque comme on choisit un siège social sur une carte, et où les États, eux, restent ancrés dans des territoires, avec des budgets à équilibrer, des services publics à financer et des opinions publiques de plus en plus sensibles aux inégalités. La fiscalité est devenue l’un des champs de bataille centraux de la compétition internationale. Entre États qui baissent leurs impôts pour attirer les multinationales, territoires qui prospèrent en organisant l’optimisation fiscale, cabinets spécialisés dans l’ingénierie de l’évasion, et organisations internationales qui tentent d’imposer des règles communes, le système fiscal mondial ressemble de plus en plus à un jeu sans arbitre. Les États-Unis occupent une place singulière dans ce paysage. À la fois promoteurs de règles internationales via l’Organisation de coopération et de développement économiques, l'OCDE, et défenseurs assumés de leurs intérêts nationaux, ils utilisent aussi l’arme douanière comme instrument stratégique. Sous la présidence de Donald Trump, les hausses différenciées de droits de douane ont redessiné les rapports de force commerciaux, dans une logique mêlant allègement fiscal intérieur, réindustrialisation et sanctions ciblées. En Europe, la question est tout aussi brûlante : concurrence fiscale interne, poids des « paradis fiscaux » au sein même de l’Union, difficulté à taxer les géants du numérique comme Google, Apple ou Amazon, tensions entre souveraineté nationale et intégration communautaire. Alors, assistons-nous à un désordre fiscal mondial ? Ou à la recomposition d’un nouvel ordre où la fiscalité devient un instrument assumé de puissance ? Pour cette édition en partenariat avec la revue Questions internationales, « Le désordre fiscal international », nos invités : Mireille Chiroleu-Assouline,Sébastien Laffite,Serge Sur,

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La guerre des récits à la lumière du conflit russo-ukrainien

2/22/2026
Le 24 février 2022, la Russie lançait ce que le Kremlin continue d’appeler une « opération militaire spéciale » contre l’Ukraine. Quatre ans plus tard, la guerre s’est installée dans la durée, les lignes de front se sont figées par endroits, durcies ailleurs, et le conflit est devenu un fait structurant de l’ordre international. Cette guerre, elle ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se joue aussi sur le terrain des mots, des images, des récits. Deux narrations radicalement opposées s’affrontent. Pour Kiev, il s’agit d’une guerre d’agression, coloniale, impériale, visant à nier l’existence même de la nation ukrainienne. Pour Moscou, il s’agit d’une guerre défensive, existentielle, provoquée par l’expansion de l’OTAN, destinée à « protéger » les populations russophones et à corriger ce que Vladimir Poutine considère comme une erreur historique majeure : l’indépendance de l’Ukraine. Derrière ces récits, des visions du monde. Derrière ces visions, une lecture de l’histoire. Et derrière cette lecture, un projet politique. Quelle conception de la Russie, de son identité, de son rapport à l’Empire et à l’Occident a conduit Vladimir Poutine à déclencher cette guerre ? Quel est le récit dominant produit par le Kremlin pour la justifier et pour en soutenir le prolongement ? Comment ces récits varient-ils selon les publics : opinion russe, pays occidentaux, Sud global, membres des BRICS ? Et surtout : comment distinguer un récit politique — toute guerre en produit — d’une entreprise de désinformation structurée ? Dans ce conflit, l’absurde semble parfois le disputer au fatal. Mais rien n’est laissé au hasard : la production du récit est organisée, institutionnalisée, stratégique. Car c’est bien au nom d’une vision politique et historique que Vladimir Poutine et quelques autres ont déclenché cette guerre. Pour cette deuxième émission en partenariat avec l’INALCO, l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale, Invités : Ioulia Podoroga,Pierre-Louis SixMaxime Audinet,

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Ukraine : à quatre ans de guerre, sommes-nous plus proches de la fin... ou de l'enlisement durable?

2/21/2026
Le 24 février 2022, les troupes de Russie franchissaient la frontière ukrainienne. Ce qui devait être, selon le Kremlin, une opération rapide pour faire tomber Kyiv s’est transformée en la guerre la plus meurtrière et la plus destructrice qu’ait connue le continent européen depuis 1945. Quatre ans plus tard, la ligne de front s’est figée par endroits, déplacée ailleurs, mais la guerre continue. Elle est devenue une guerre d’usure : usure des armées, usure des sociétés, usure des alliances. Sur le terrain, l’Ukraine tient, mais au prix d’un effort humain et matériel considérable. La Russie, elle, semble avoir accepté une logique de conflit long, mobilisant son économie et sa population pour durer. Au-delà des champs de bataille du Donbass et du Sud ukrainien, cette guerre redessine les équilibres stratégiques du continent. Elle interroge la solidité du soutien occidental, le rôle des États-Unis, la capacité des Européens à peser sur leur propre sécurité, et la possibilité — ou non — d’une issue négociée. Quatre ans après le début de l’invasion, où en est-on vraiment ? La guerre est-elle entrée dans une phase décisive ? Les sociétés ukrainienne et russe sont-elles épuisées ou résolues ? Une négociation est-elle envisageable — et à quelles conditions ? Et surtout : combien de temps encore cette guerre peut-elle durer ? Invités : - Alexandra Goujon, politiste, spécialiste des transformations politiques, sociales et mémorielles dans l’Ukraine en guerre, maître de conférences à l'Université Bourgogne-Europe. « L’Ukraine : de l’indépendance à la guerre », Cavalier bleu, 2023 - Galia Ackermann, historienne et journaliste, rédactrice en chef du média en ligne « Desk Russie » - Yurri Clavilier, chercheur à l’International Institute for Strategic Studies, spécialiste des forces armées et contributeur du « Military Balance », ouvrage de référence sur l’état des forces militaires dans le monde.

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Le monde est-il entré dans une phase de politique de démolition?

2/15/2026
Quatre ans après l’invasion de l’Ukraine, la guerre s’installe dans le temps long. Frappes massives contre les infrastructures énergétiques, négociations intermittentes sous médiation américaine, Europe en quête d’une voix stratégique… et une Russie qui semble convaincue de pouvoir gagner par l’usure. Ces derniers jours encore, les bombardements se poursuivent tandis que les Européens tentent d’imposer leurs conditions à une éventuelle paix — preuve que le centre de gravité diplomatique reste incertain. En parallèle, la guerre redessine l’ordre international : recomposition des alliances, montée en puissance de l’économie de guerre, coopération militaire durable entre Kiev et ses partenaires européens… et un affrontement stratégique qui dépasse largement les frontières ukrainiennes. Cette guerre est-elle devenue irréversible ? L’Europe est-elle prête à vivre dans un monde durablement conflictuel ? Et que nous dit cette confrontation du nouvel ordre mondial qui se dessine ? Le rapport de lancement de la Conférence de sécurité de Munich, dont l’édition 2026 vient de se tenir, dressait le diagnostic que le monde est entré dans une phase de politique de démolition. Et que le pays le plus en vue à suivre cette stratégie est sans doute les États-Unis. Invité : Pierre Lévy, ambassadeur de France en Russie, de janvier 2020 à août 2024, après avoir été directeur du Centre d’Analyse et de Prévision, et directeur de l’UE au Quai d’Orsay, également ambassadeur de France en République Tchèque et en Pologne. « Au cœur de la Russie en Guerre », éditions Tallandier.

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