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Y'a de l'idee

Nostalgie Belgique

« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable. Parce que nous sommes persuadés qu'il existe des solutions créatives et innovantes pour un monde...

Location:

United States

Description:

« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable. Parce que nous sommes persuadés qu'il existe des solutions créatives et innovantes pour un monde plus solidaire et respectueux des objectifs de développement durable, il nous tient à cœur de mettre en lumière ces initiatives citoyennes qui visent à améliorer notre société. On y parle d’alimentation, de justice sociale, de solidarité, de santé, d’énergie, de respect de la nature et de la planète, d’environnement, d’écologie et de transition écologique, d’économie circulaire, de consommation et de production responsable… « Y’a de l’idée » met en lumière les Objectifs de développement durable (SDG / ODD), notre responsabilité sociétale et celle des entreprises (RSE)… Cette chronique fait la part belle aux graines semées et aux changements entamés pour faire fleurir un avenir empli d’espoir, de paix et une société faite d’alternatives. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Language:

French


Episodes
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HERA Awards : les solutions de demain se pensent aujourd'hui à l'univ avec les générations futures

4/17/2026
Cette semaine avaient lieu les HERA Awards, des prix remis chaque année par la Fondation pour les Générations Futures. Pour cette 14ème édition, 35 projets ont été récompensés. Leur point commun ? Une volonté forte de contribuer à un monde plus durable, plus juste… et surtout, de manière concrète. Ce qui distingue ces travaux, c’est leur approche systémtique. Autrement dit, les étudiants ne réfléchissent plus en silo : ils croisent les enjeux, les relient, les décloisonnent. Et ça change tout. Prenez le mémoire de Camille Tarrate. Son objectif : rendre le tri des déchets plus accessible dans les logements collectifs, notamment dans les immeubles. Mais au lieu de s’arrêter à une solution technique, elle a élargi son regard. Elle s’est intéressée aux réalités sociales, aux contraintes économiques, aux freins culturels et même psychologiques. Parce que face aux gestes écologiques, nous ne sommes pas tous égaux. Elle est allée sur le terrain, notamment dans des logements sociaux à Saint-Gilles et Forest. Résultat : son travail a permis d’améliorer concrètement les outils de sensibilisation de Bruxelles Environnement, avec notamment la création de jeux coopératifs. On est loin du mémoire qui reste sur une étagère : ici, la recherche devient action. Autre exemple inspirant : celui de Loïc Gras, 27 ans, diplômé de l’ULB / La Cambre. Lui s’est attaqué à un problème majeur dans les zones de conflit : les structures de soins d’urgence. Aujourd’hui, elles reposent souvent sur des générateurs diesel, lourds, polluants et longs à installer. Sa réponse ? Une structure médicale autonome, rapide à déployer et alimentée par des énergies renouvelables. Un projet qu’il a notamment simulé pour Gaza, mais qui pourrait s’adapter à de nombreux contextes. Pour l’instant, c’est encore un concept… mais un prototype est en préparation, avec déjà des perspectives d’incubation pour en faire une solution réelle. À travers ces projets, deux grands enjeux se dessinent : la transition écologique et la justice sociale. Et surtout, leur interdépendance. Les HERA Awards nous rappellent une chose essentielle : les solutions de demain ne tombent pas du ciel. Elles se construisent dès aujourd’hui, dans les universités, dans les réflexions de jeunes qui osent penser autrement… et surtout, agir. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Dorothée : bien plus que le Club Dorothée, une pionnière engagée pour les enfants et l'écologie

4/16/2026
Le Club Dorothée, c’est toute une époque. Mais aujourd’hui, on avait envie d’aller un peu plus loin que la nostalgie. Parce que Dorothée, ce n’était pas "juste" une animatrice jeunesse. C’était une pionnière. Dans les années 80 et 90, elle a profondément transformé la manière de parler aux enfants à la télévision. Avec elle, le ton devient plus direct, plus humain, plus respectueux. Elle ne s’adressait pas "à" des enfants…elle leur parlait vraiment. Il y a d'abord eu l’ouverture culturelle. Grâce au Club Dorothée, toute une génération découvre les dessins animés japonais. Un univers totalement nouveau, qui a parfois été critiqué à l’époque… mais qui a surtout ouvert les portes d’une autre réalité.. Mais ce que l’on oublie souvent, c’est que Dorothée ne s’est pas arrêtée au divertissement. En 1993, elle lance Des millions de copains, une émission entièrement dédiée à la solidarité. Pendant plusieurs années, elle y met en lumière des associations, des initiatives, des histoires humaines. Des anonymes viennent présenter leurs projets, parfois aux côtés de personnalités engagées. On y retrouve par exemple Sœur Emmanuelle, figure emblématique de l’aide aux plus démunis. Et surtout, Dorothée implique directement les enfants. Elle leur demande d’écrire, d’envoyer des dessins, de participer. Elle les rend acteurs de la solidarité. Dans le même esprit, elle crée aussi le Noël de l’amitié. Un événement annuel destiné à récolter des jouets pour les enfants défavorisés. Le 24 décembre, toute l’équipe d'AB Productions se mobilise. Les enfants appellent, laissent des messages… à d’autres enfants. Un moment simple, mais profondément marquant. Et ce n’est pas tout ! Dorothée a aussi été l’une des premières à parler d’écologie aux plus jeunes, avec l’émission Terre Attention Danger. Aux côtés du vétérinaire Michel Klein, elle sensibilise à la pollution, à la disparition des espèces, à l’impact humain sur la nature. Des sujets qui peuvent sembler évidents aujourd’hui…mais qui, à l’époque, étaient presque avant-gardistes. Et il faut le dire : les messages étaient parfois très directs. Sans détour. Sans filtre. Alors quand on entend aujourd’hui que l’écologie est trop moralisatrice…on se dit que, dans les années 90, c’était déjà bien engagé ! Au fond, Dorothée a fait bien plus que divertir. Elle a ouvert des horizons, elle a éveillé des consciences. Elle a donné aux enfants une place, une voix, un rôle. Et peut-être que si toute une génération est aujourd’hui sensible à ces enjeux… ce n’est pas un hasard. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Les Trophées européens de la mode circulaire : un appel à projets pour réinventer l’industrie textile

4/14/2026
L’objectif des Trophées européens de la mode circulaire : mettre en lumière et récompenser les entreprises qui repensent complètement notre manière de produire, consommer… et prolonger la vie des vêtements. Car aujourd’hui, l’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde. Elle représente entre 8 et 10 % des émissions mondiales de CO2. C’est plus que l’ensemble du trafic aérien et maritime combiné. Chaque année, ce sont environ 100 milliards de vêtements qui sont produits à travers le monde. Et une grande partie finit incinérée ou en décharge, parfois sans avoir été portée plus de quelques fois. Face à ce constat, de plus en plus d’acteurs cherchent à faire autrement. C’est justement ce que veulent valoriser les Trophées européens de la mode circulaire : des solutions concrètes, innovantes et durables, qui repensent toute la chaîne textile — de la production à la réparation, en passant par la distribution et le recyclage. Et les initiatives ne manquent pas. Par exemple, la marque belge Mamé, basée à Liège, a remporté le Prix du Public lors d’une précédente édition. Son idée ? Proposer des vêtements évolutifs pour enfants, capables de s’adapter à leur croissance… jusqu’à 12 ans. Une manière simple mais efficace de limiter le renouvellement constant des garde-robes. Autre exemple avec Recyc’Elit. Cette entreprise française a développé un procédé capable de recycler des textiles complexes, notamment les mélanges de fibres : un défi majeur aujourd’hui, car la majorité des vêtements sont difficiles à recycler. Dans un autre registre, Refurbaskets s’attaque à l’univers des sneakers. L’entreprise collecte, nettoie, répare et revend des baskets usagées, prolongeant leur durée de vie dans un secteur particulièrement gourmand en ressources. Et puis il y a aussi des projets à fort impact social, comme L’adaptelier. Cet atelier propose d’adapter les vêtements pour les rendre plus faciles à enfiler : ajout de scratchs, aimants, fermetures adaptées…Une solution précieuse pour les personnes âgées, en situation de handicap ou en perte de mobilité, qui souhaitent conserver leurs vêtements tout en gagnant en autonomie. Ces projets ont un point commun : ils ne se contentent pas de dénoncer un problème. Ils apportent des réponses concrètes. Et c’est exactement ce que recherchent les Trophées : des modèles économiques nouveaux, alignés avec les enjeux environnementaux et sociaux. Concrètement, les entreprises intéressées peuvent déposer leur candidature jusqu’au 11 mai sur la plateforme dédiée. Un jury international sélectionnera ensuite 15 finalistes, qui seront exposés au Musée de La Manufacture pendant plusieurs semaines. Le public pourra également voter, avant la remise des prix prévue en décembre. À la clé : un soutien financier, un accompagnement stratégique… et surtout une visibilité précieuse pour ces initiatives encore émergentes. Car derrière cet appel à projets, il y a une idée simple : la mode peut être autre chose qu’un modèle jetable. Elle peut devenir circulaire, durable… et porteuse de solutions. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Une pâte à tartiner 100% belge : avec "Agronuts", Benoit Genin lance la première filière noisette chez nous

4/13/2026
C’est un incontournable de nos petits-déjeuners : la pâte à tartiner. Mais derrière ce produit qu’on adore, se cache une réalité souvent méconnue. La grande majorité des noisettes utilisées dans le monde provient… de Turquie, qui représente à elle seule environ 70 % de la production mondiale. Alors forcément, quand on ouvre un pot, il y a de fortes chances que les ingrédients aient parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver sur notre tartine. Mais ça, c’est peut-être en train de changer. En Belgique, un entrepreneur a décidé de relocaliser la production de noisettes. Il s’appelle Benoit Genin et il est à la tête de Agronuts, une entreprise basée à Fosses-la-Ville, dans le Namurois. Son ambition ? Créer une véritable filière noisette en Wallonie. Pour y parvenir, il est allé chercher l’ADN des meilleures variétés, notamment celles du Piémont italien, réputées pour leur goût. Ces noisettes ont ensuite été adaptées et plantées en Belgique, avec un objectif clair : produire localement ce que l’on importait jusqu’ici massivement. Et le résultat ne se limite pas à la culture. Agronuts propose aussi une pâte à tartiner bien de chez nous. Avec une composition qui interpelle : environ 30 % de noisettes, contre à peine 13 % pour certaines grandes marques bien connues. Côté sucre aussi, la différence est notable : environ 30 %, contre plus de 50 % pour les produits industriels classiques. Et surtout : pas d’huile de palme. Ici, elle est remplacée par de l’huile de colza belge, accompagnée de fibres de chicorée, elles aussi produites localement, qui apportent une texture onctueuse. Mais au-delà du produit, c’est tout un modèle qui se dessine.Car développer la noisette en Belgique, ce n’est pas seulement proposer une alternative plus saine. C’est aussi une opportunité pour le monde agricole. Dans un contexte où de nombreux agriculteurs cherchent à diversifier leurs activités, le noisetier offre une piste intéressante. Il permet de sortir des monocultures classiques et d’ouvrir de nouvelles sources de revenus. Et pour sécuriser cette transition, Agronuts s’engage à racheter les récoltes à un prix minimum garanti. Un élément clé pour rassurer les producteurs et encourager les plantations. Sur le plan écologique aussi, le noisetier a des atouts. Son système racinaire, très dense en surface, permet de retenir les sols et de limiter l’érosion, notamment lors de fortes pluies. Il contribue également à la captation de carbone. Autrement dit : une culture qui fait du bien à la terre… et à ceux qui la travaillent. L’aventure est encore jeune, mais elle avance vite. Partie d’un hectare test, la filière compte aujourd’hui environ 200 hectares cultivés en Belgique. L’objectif ? Atteindre entre 400 et 500 hectares dans les prochaines années. Derrière ces chiffres, ce sont aussi des emplois qui se créent : dans les champs, mais aussi dans la transformation, avec un centre déjà installé à Fosses-la-Ville. Un petit pas pour nos tartines… mais un grand pas pour notre agriculture. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Santé et biodiversité : le pollen, ce super-aliment… indispensable aussi à la survie des abeilles

4/10/2026
Ces petits grains dorés, croquants, au goût délicatement floral, sont souvent présentés comme un super-aliment. Et pour cause : ils sont riches en protéines, en vitamines et en antioxydants. Mais avant même d’arriver dans nos assiettes, le pollen joue surtout un rôle absolument vital… pour les abeilles. Quand les abeilles butinent, elles ne récoltent pas uniquement du nectar. Elles se couvrent aussi de pollen, que l’on voit parfois aggloméré en petites pelotes sur leurs pattes. Ce pollen est essentiel : il sert à nourrir les larves dans la ruche. Sans lui, les jeunes abeilles ne peuvent pas se développer. Autrement dit, sans pollen… pas de nouvelle génération. Chez nous, une veille est active dans la préservation des pollinisateurs : Beelgium. Leur technique est simple mais ingénieuse : une petite trappe placée à l’entrée de la ruche permet de récupérer une partie du pollen ramené par les abeilles. Celui-ci est ensuite déshydraté et proposé à la consommation humaine. Aucun risque que les abeilles en manquent par la suite : dès le lendemain, les abeilles ramènent de plus petites poelotes pour passer dans la trappe et l'amener aux larves. La colonie s'adapte aussi très rapidement vu qu'elle va envoyer plus de butineuse pour ramener plus de pelotes... la nature est si fascinante ! Mais la mission de Beelgium va bien au-delà de la vente de miel ou de pollen. L’entreprise travaille activement à renforcer les populations d’abeilles en Belgique. Et c’est crucial. Car les pollinisateurs, abeilles, insectes, oiseaux, chauves-souris, sont responsables d’environ un tiers de ce que nous mangeons. Sans eux, moins de plantes, moins de diversité… et une alimentation beaucoup plus pauvre. Or, ces populations sont en déclin, notamment à cause des pesticides, du changement climatique et de certains parasites. Parmi eux, le redoutable Varroa. Cet acarien s’attaque aux larves en consommant leurs réserves, ce qui empêche leur développement et affaiblit toute la colonie. Pour faire face à cette menace, Beelgium mise sur une approche innovante : identifier les reines naturellement résistantes au parasite, afin de favoriser une descendance plus robuste. Une forme de sélection naturelle assistée, qui vise à renforcer durablement les colonies. Autre enjeu majeur : relocaliser l’apiculture. Aujourd’hui, il est encore difficile en Belgique de se procurer des reines ou des colonies nées localement. L’objectif est donc de gagner en autonomie et de ne plus dépendre de l’étranger. Enfin, la sensibilisation fait aussi partie du projet. Des formations sont proposées aux apiculteurs, mais aussi aux particuliers, pour mieux comprendre le rôle des abeilles et apprendre à les protéger. La miellerie de Beelgium, située à Jemeppe-sur-Sambre, ouvrira d’ailleurs ses portes au public lors des journées Fermes ouvertes les 27 et 28 juin 2026. En Belgique, on compte plus de 11 000 apiculteurs. Un chiffre encourageant… mais qui rappelle aussi l’importance de soutenir ces acteurs essentiels. Car derrière une simple cuillère de pollen se cache une réalité bien plus vaste : celle d’un équilibre fragile, dont dépend directement notre alimentation. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Chanter pour vivre ensemble : quand la musique ouvre les portes aux enfants issus de quartiers défavorisés

4/9/2026
Chanter pour vivre ensemble, c'est une initiative née en 2015 à Molenbeek. À l’époque, la commune est sous le feu des projecteurs après les attentats, souvent décrite de manière caricaturale dans certains médias. Face à cette image réductrice, des artistes décident de réagir. Leur idée ? Montrer une autre réalité. Montrer que Molenbeek, c’est aussi la jeunesse, la culture… et l’excellence. C’est ainsi qu’est né le projet, cofondé par Zeno Popescu et Julien Libert. Leur ambition est simple, mais puissante : offrir un accès à la musique dès le plus jeune âge. Concrètement, les enfants, de la 3e maternelle à la 6e primaire, suivent des cours de chant et de musique directement à l’école, parfois même pendant les récréations. Ils apprennent à chanter, à lire la musique, à jouer d’un instrument… et surtout, ils sont accompagnés par des professionnels. Au départ, ils étaient 125 et le projet s'appelait Singing Molenbeek. Aujourd’hui, près de 1000 enfants participent au projet, qui s’est étendu à d’autres communes comme Anderlecht et Evere. Mais au-delà de la musique, l’objectif est profondément social. Il s’agit de lutter contre le décrochage scolaire, de renforcer l’inclusion… et surtout de faire passer un message essentiel : la culture est accessible à tous. Car beaucoup de ces enfants viennent de milieux où l’accès à la culture n’est pas évident. Des lieux comme BOZAR, La Monnaie ou Flagey peuvent sembler lointains, voire intimidants. Grâce au projet, ces portes s’ouvrent. Les enfants découvrent ces salles, rencontrent des artistes, montent sur scène… et surtout, ils commencent à se dire : « Moi aussi, j’ai ma place ici. » Et c’est là que tout change. Parce que derrière chaque note, il y a une transformation. - Une confiance qui naît. Une fierté qui s’installe. Un sentiment d’appartenance. Le projet ne forme pas seulement des chanteurs. Il forme des enfants qui osent, qui se projettent, qui élargissent leur horizon. Comme le souligne Laurent Kubla, ancien chanteur d'opéra et aujourd’hui directeur administratif du projet, il s’agit avant tout de créer des ponts. Entre les mondes, entre les cultures, entre les possibles. Chanter pour vivre ensemble, c’est finalement bien plus qu’un programme musical. C’est une manière d’ouvrir des portes et d’offrir des perspectives. Une manière aussi de rappeler à chaque enfant que le monde lui appartient. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Le retour des lettres manuscrites : pourquoi les jeunes redécouvrent le plaisir d’écrire

4/7/2026
On aurait pu croire que c’était définitivement dépassé. Et pourtant… elle fait son grand retour : la lettre manuscrite. Et le plus surprenant, c’est que ce sont les jeunes qui s’en emparent. Certains s’écrivent entre amis, d’autres correspondent avec des inconnus, recréant des liens à distance, un peu comme à l’époque des petites annonces dans les magazines. Un fonctionnement qui rappelle les anciennes correspondances… mais remis au goût du jour. Aujourd’hui, cette tendance se voit même sur les réseaux sociaux. Sur TikTok, des millions de vues s’accumulent autour d’un geste tout simple : ouvrir une enveloppe. Mais attention, pas n’importe comment. Les lettres deviennent de véritables objets créatifs : stickers, dessins, calligraphie soignée, petits cadeaux glissés à l’intérieur… On est presque entre le courrier et l’œuvre d’art. Cette tendance a même un nom : #snailmail ("le courrier escargort, le courrier lent). Et c’est justement ça, le cœur du phénomène. Dans un monde où tout va vite - messages instantanés, notifications permanentes, réponses immédiates - la lettre impose un autre rythme. Écrire à la main, ça prend du temps. On réfléchit davantage. On choisit ses mots. On structure sa pensée.On n’écrit pas sous le coup de l’émotion comme dans un message envoyé à la va-vite. On écrit moins… mais mieux. Certains philosophes expliquent d’ailleurs que la lenteur agit comme un filtre : elle nous oblige à trier nos idées, à aller à l’essentiel. Et puis il y a quelque chose qu’on a presque oublié aujourd’hui : l’attente. Quand on envoie une lettre, il faut patienter. Quelques jours. Parfois plusieurs semaines. Mais cette attente change tout. Elle rend l’échange plus rare… et donc plus précieux. Recevoir une lettre devient un petit événement. Un moment qu’on prend le temps de savourer. Et surtout : une lettre, ça reste. On peut la relire, la garder, la ranger. Elle devient un souvenir tangible. La preuve que quelqu’un, quelque part, a pris du temps pour nous. Et ce retour ne s’arrête pas aux échanges individuels. Des clubs de correspondance réapparaissent un peu partout dans le monde. Comme Postcrossing, qui permet d’envoyer et de recevoir des cartes postales avec des inconnus aux quatre coins de la planète. Ou encore Global Penfriends, qui met en relation des personnes souhaitant renouer avec l’écriture papier. Même logique pour PenPal World. Des plateformes qui, au fond, recréent une chose simple : du lien humain… sans écran. Ce retour à la lettre manuscrite, ce n’est pas juste une mode rétro. C’est un besoin. Le besoin de ralentir. De créer. De se reconnecter à soi… et aux autres. De prêter de l'attention... Et si, finalement, le futur de la communication passait aussi… par un stylo et une feuille de papier ? Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Boissons sans alcool : nos alternatives belges (ou vraiment proches), naturelles et pas trop sucrées

4/3/2026
Trop sucrées, pas assez complexes… bref, pas très excitantes. Pendant longtemps, les boissons sans alcool ont eu mauvaise réputation. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, même des grands chefs s’y mettent. Et notamment Sang Hoon Degeimbre. Ce chef doublement étoilé au L’Air du Temps, a décidé de créer ses propres boissons sans alcool. "Ni de l'eau, ni un soft drink, ni un vin sans alcool, mais une boisson gourmet" pour accompagner le repas. Son objectif ? Sortir du sucre à tout prix. Parce que le sucre, il le dit lui-même, ça masque les arômes. Résultat : une gamme baptisée Osan, composée de boissons sans sucre ajouté, avec un apport calorique minime (à peine 4 kcal pour 100 ml). Et surtout… du goût. Ses boissons, il les veut délicates, végétales, qui changent complètement des infusions classiques souvent trop sucrées. Aujourd'hui, beaucoup d’alternatives sans alcool reposent sur des jus fermentés, des thés glacés ou des infusions… qui finissent par être très sucrés et assez simples en bouche. Mais Osan n’est pas seul sur le marché à vouloir proposer des alternatives aux boissons alcoolisées. Du côté de Bruges, la marque Buloo propose une alternative pétillante très intéressante. Un mélange de kombucha et de rooibos, avec des notes de citron, de cerise et d’épices. C’est frais, léger, et bien moins sucré que la moyenne. En France, Symples mise sur des infusions glacées pétillantes à base de plantes locales. Chaque recette a une fonction : relaxante, énergisante… avec toujours cette volonté de rester léger en sucre. Même philosophie chez Jardins et ses apéritifs sans alcool : on ne cherche pas à imiter l’alcool, mais à créer une nouvelle expérience gustative à base de fruits, de plantes et de baies. Uniquement de France. Et puis il y a Cul-Sec, aux Pays-Bas, qui reprend les codes du vin… sans alcool. On utilise les techniques de vinification, mais sans fermentation alcoolique, pour obtenir une vraie structure en bouche. Ce qu’on voit à travers toutes ces initiatives ? C’est que le sans alcool est en train de changer de dimension. On n’est plus dans la boisson « par défaut » ou la solution de secours. On est dans une expérience à part entière, plus saine, plus subtile… et parfois même plus intéressante. L'objectif n'est pas de cracher sur les personnes qui veulent un apéro ou un accompagnement alcoolisé mais simplement proposer des alternatives à ceux qui ne le souhaitent pas. Pour que chacun fasse comme il le sent...

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Lutte contre le décrochage scolaire : Bozar ouvre ses portes aux jeunes issus de milieux défavorisés

4/2/2026
Pousser les portes du Bozar comme si c’était chez soi. Pour beaucoup de jeunes issus de milieux défavorisés, cette idée semble encore aujourd’hui inaccessible. Les musées, les salles de spectacle, les institutions culturelles… sont souvent perçus comme des lieux réservés à une élite. Des espaces éloignés de leur quotidien, parfois même intimidants. Mais cette perception est en train d’évoluer. À Bruxelles, Bozar lance un projet pilote inédit baptisé “Perspective”, en collaboration avec l'asbl Odyssée. Une association qui, depuis plus de 25 ans, accompagne des jeunes de 12 à 30 ans en situation de décrochage scolaire pour les aider à redevenir acteurs de leur avenir. Sa devise résume tout : "ne plus rester indifférent à l’indifférence". L’objectif du projet est clair : montrer à ces jeunes qu’ils ont leur place partout, y compris dans des lieux qu’ils pensaient inaccessibles. Et ici, on ne parle pas d’une simple visite guidée. Perspective, c’est une immersion. Dès le mois de septembre, des groupes de jeunes se rendront à Bozar une à deux fois par mois. Mais au lieu de rester spectateurs, ils vont entrer dans les coulisses du lieu. Ils pourront participer à l’accueil du public, assister aux répétitions d’orchestres, découvrir des avant-premières, observer le travail des ingénieurs du son, ou encore aider au montage d’expositions. Car Bozar, ce n’est pas seulement un musée ou une salle de concert. C’est un écosystème culturel complet, imaginé par l’architecte Victor Horta, où se croisent artistes, techniciens, créateurs et publics. Et c’est précisément cette richesse que le projet veut rendre accessible. Au-delà de la découverte culturelle, l’enjeu est profondément humain. Le décrochage scolaire est souvent lié à une perte de repères, de confiance, de projection dans l’avenir. Une forme de souffrance invisible, difficile à exprimer. C’est là qu’intervient l’approche de l’asbl Odyssée. Une approche dite systémique, qui ne se concentre pas uniquement sur le jeune, mais sur tout son environnement. Parents, enseignants, éducateurs, professionnels de la santé… tous sont impliqués. Tous sont sensibilisés, notamment à l’intelligence émotionnelle, pour mieux comprendre et accompagner ces parcours fragilisés. Chaque année, environ 1500 jeunes bénéficient de cet accompagnement, entourés par près de 1000 adultes eux-mêmes soutenus par l’association. Avec Perspective, une nouvelle dimension s’ajoute : celle de la culture comme levier de transformation. Car ici, on ne demande pas à ces jeunes de consommer la culture passivement. On les invite à y prendre part. À se découvrir des compétences, des envies, des talents. À se projeter. Redonner de la dignité là où il y avait de la rupture. Redonner de l’élan là où il y avait du doute. Et faire valoir, surtout, que la culture n’est pas un luxe. C’est un droit. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Partir un an à l'étranger ou accueillir un étudiant : comment faire et quelle formule privilégier ?

3/31/2026
On parle souvent des jeunes qui rêvent de partir à l’étranger pour apprendre une langue, découvrir une culture, vivre une expérience marquante. Mais on oublie parfois qu’il existe l’autre versant de cette aventure : accueillir. Aujourd’hui, plusieurs organismes lancent un appel aux familles en Belgique pour héberger des étudiants étrangers pendant quelques mois ou une année scolaire. Parmi eux, YFU, AFS, le Rotary International ou encore WEP. Le principe est simple, mais l’expérience est profonde. Il ne s’agit pas seulement de loger un jeune. Il s’agit de l’intégrer pleinement à la vie de famille. Partager les repas, les activités, les moments du quotidien. L’emmener voir les grands-parents le dimanche, faire les courses ensemble, discuter, rire… bref, vivre une véritable immersion. Car l’objectif dépasse largement l’apprentissage d’une langue. Il s’agit de créer du lien, de découvrir une autre culture de l’intérieur et, souvent, de tisser des relations qui durent bien au-delà du séjour. Les profils des jeunes sont variés. Certains viennent pour une année complète, d’autres pour quelques mois. Certaines organisations permettent même à des adolescents dès 15-16 ans de vivre cette expérience, que ce soit en partant… ou en étant accueillis. Mais face à la diversité des offres, pas toujours évident de s’y retrouver. Le secteur de l’échange linguistique est assez large, avec plusieurs modèles. D’un côté, il y a les organisations associatives, comme YFU ou AFS. Ici, on est dans une démarche citoyenne. D’ailleurs, YFU est né dans les années 50, après la guerre, avec l’idée de former des jeunes “ambassadeurs de la paix”. Les participants sont fortement encadrés, avant, pendant et après le séjour. Et surtout, les familles d’accueil sont bénévoles. Cela garantit un esprit d’échange sincère, basé sur l’ouverture et le partage. La contrepartie, c’est que les places sont limitées. Des quotas sont fixés pour assurer un accompagnement de qualité. À côté de ça, il existe des structures plus commerciales, comme WEP ou Information Planet. Ici, la logique est différente : on répond à la demande. Si de nombreux jeunes souhaitent partir dans un pays précis, l'organisation tente de suivre, sans contrainte de quota. Mais cela a un coût. Une année à l’étranger peut atteindre 5000 euros en Flandres, jusqu'à plus de 20 000 euros pour le Canada... Le tarif varie en fonction de la destination et des services. Et si on n'a pas de budget ? Il existe des alternatives. Certaines bourses peuvent être accordées. Et il y a aussi des modèles plus solidaires, comme celui du Rotary International. Ici, on parle d’un échange pur : le jeune part à l’étranger, mais la famille doit accueillir un étudiant en retour. Une formule plus accessible financièrement, mais basée sur le principe du donnant-donnant. Dans tous les cas, une chose est sûre : il faut s’y prendre à l’avance. Pour les départs, les inscriptions se préparent souvent un an à l’avance. Pour la prochaine rentrée, il est déjà un peu tard… mais rien n’empêche de tenter. En revanche, pour accueillir, il est encore temps de se manifester. Et c’est peut-être là que réside la plus belle opportunité. Car ouvrir sa porte, c’est aussi ouvrir son esprit. Et parfois, c’est toute une famille qui en ressort transformée. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Animal Disaster Team de Gaia : ces héros belges qui sauvent les animaux en situation d’urgence

3/30/2026
On connaît tous la Pat’ Patrouille, cette brigade de chiens qui vient en aide aux animaux en difficulté. En Belgique, il existe désormais son équivalent… version bien réelle. Mais ici, ce sont des humains qui sauvent des animaux en difficulté. Leur nom : l'Animal Disaster Team. Créée par l’organisation GAIA, cette unité d’intervention a été officiellement lancée en octobre 2023. Sa particularité ? Être disponible 24h/24 et 7j/7, partout en Belgique, pour intervenir lorsque des animaux se retrouvent en situation de danger immédiat. Mais attention, leur rôle est bien précis. Contrairement à d’autres services qui traitent les cas de maltraitance, la Disaster Team se concentre uniquement sur le sauvetage technique. Concrètement, cela signifie intervenir lorsque des animaux sont coincés, piégés ou incapables de se sortir seuls d’une situation critique. Et les situations sont parfois impressionnantes. Un cheval tombé dans une piscine ou coincé dans une mangeoire, un chevreuil bloqué dans un jardin en contrebas, des animaux à évacuer lors d’un incendie ou d’une catastrophe... Chaque intervention demande du matériel spécifique, des compétences techniques… et beaucoup de sang-froid. L’équipe travaille toujours en collaboration avec les autorités : pompiers, police ou gouverneurs. Elle intervient en appui, notamment lorsque les services classiques ne disposent pas du matériel ou de la formation adaptée pour ce type de sauvetage. Parmi les interventions marquantes, certaines restent gravées. Notamment celle de l’incendie de la Tour Kennedy à Liège, en juin 2024. Dans ce gigantesque immeuble, il a fallu non seulement gérer l’urgence humaine, mais aussi prendre en charge les animaux présents sur place. Un travail de coordination intense, qui illustre bien la complexité de leur mission. Et une fois l’urgence passée, le travail ne s’arrête pas là. L'Animal Disaster Team assure aussi un suivi : prise en charge, coordination avec les vétérinaires, accompagnement… L’objectif est de garantir la sécurité et le bien-être de l’animal sur le long terme. Alors évidemment, on pourrait être tenté de les appeler directement pour un chat coincé dans un arbre… mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Pour activer cette équipe, il faut passer par les services de secours classiques (police ou pompiers), qui décideront de faire appel à eux si nécessaire. Aujourd’hui, l’équipe compte environ 70 bénévoles répartis dans toute la Belgique. Et tous les profils sont les bienvenus : professionnels du monde animal, vétérinaires, mais aussi citoyens motivés, sportifs ou non. Car ce qui compte avant tout, c’est l’engagement. Les volontaires sont formés directement par GAIA pour intervenir en toute sécurité. Mais il faut aussi accepter une réalité : les interventions peuvent tomber à n’importe quel moment. Tôt le matin, tard le soir, le week-end… et sans savoir quand cela se terminera. Un investissement exigeant. Mais pour celles et ceux qui aiment les animaux, la motivation est toute trouvée. Il est aussi possible de soutenir l’initiative autrement : dons, événements solidaires, marches parrainées… Par exemple, un jogging de Pâques est organisé le 26 avril à Gembloux au profit de l’association. Au fond, l'Animal Disaster Team incarne une chose simple : l’idée que chaque vie compte. Et que même dans les situations les plus improbables, il y aura toujours quelqu’un pour venir à la rescousse. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Parentalité : ateliers de coiffure dans des pubs londoniens et congé de naissance égalitaire

3/27/2026
Pints and Ponytails : lttéralement : "pintes et queues de cheval". Voilà un concept aussi étonnant que révélateur qui émerge à Londres. Le principe ? Des pères se retrouvent dans un pub, autour d’une bière, pour apprendre à coiffer leurs enfants. Tresses, chignons, queues de cheval… tout y passe. Et comme ces ateliers ont lieu en soirée, les petites filles ne sont pas présentes : les participants s’entraînent sur des têtes de mannequins équipées de perruques. Derrière cette idée originale, il y a bien sûr des professionnels pour apprendre les gestes techniques. Mais l’essentiel se joue ailleurs. Ces soirées ont été lancées par une communauté britannique appelée Secret Life of Dads, qui organise des rencontres autour de la paternité. Leur objectif ? Impliquer davantage les pères dans le quotidien des enfants, casser les stéréotypes et créer un espace de parole. Car oui, pendant longtemps, certaines tâches, comme coiffer, préparer, s’occuper des détails du quotidien, ont été associées aux mères. Ici, on déconstruit ces idées. Et on montre qu’un père peut, lui aussi, tresser, coiffer, prendre soin. Mais ce n’est pas tout. Ces ateliers deviennent aussi des lieux d’échange. Des endroits où les hommes peuvent parler de parentalité, partager leurs expériences, leurs doutes, sans pression ni jugement. Une manière de rendre la paternité plus visible, plus assumée, plus collective. Pour l’instant, ces événements restent encore rares. Le concept est tout récent, né il y a seulement quelques semaines dans un pub londonien. Mais il commence déjà à se répandre. Sur les réseaux sociaux, des initiatives similaires apparaissent un peu partout en Angleterre. Certains proposent même d’organiser ces rencontres dans des cafés ou chez des particuliers. Une idée simple… mais qui pourrait bien faire des petits. Et pendant que ces initiatives émergent sur le terrain, d’autres avancées se jouent à un niveau plus structurel. Direction l’Espagne. Depuis 2021, le pays a instauré un congé de naissance strictement égal pour tous les parents. Même durée, même rémunération, mêmes droits. Chaque parent bénéficie aujourd’hui de 19 semaines de congé, payées à 100 % et non transférables. Un choix fort. Car cela signifie que le second parent — souvent le père — ne peut pas céder ses semaines à la mère. Il doit les prendre. Et donc, s’impliquer dès le départ. Ce modèle vise à casser les rôles traditionnels. Mais aussi à répondre à un enjeu démographique : le pays affiche l’un des taux de natalité les plus faibles d’Europe. Et les effets semblent déjà visibles. Cinq ans après la réforme, de nombreux pères prennent pleinement ce congé. Ils gagnent en confiance, développent leur autonomie et construisent une relation plus équilibrée avec leur enfant. Le dispositif est aussi flexible. Il faut prendre au moins six semaines juste après la naissance, mais le reste peut être réparti jusqu’aux 12 ans de l’enfant. Une manière de rappeler que la parentalité ne s’arrête pas aux premiers mois. Finalement, qu’il s’agisse d’apprendre à faire une tresse dans un pub ou de repenser les politiques familiales à l’échelle d’un pays, une même dynamique est à l’œuvre. Redéfinir la place des pères. Partager les responsabilités. Et construire une parentalité plus équilibrée, plus consciente… et plus moderne. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Upcycling textile : à Bouge, Repair and Wear Studio transforme les vêtements usés en pièces désirables

3/26/2026
L’upcycling a de plus en plus la cote. Le principe est simple : récupérer un objet ou un matériau usé pour lui donner une nouvelle vie, mais pas n’importe laquelle. Il ne s’agit pas seulement de recycler, mais d’améliorer, de rehausser, de transformer l’existant en quelque chose de plus désirable, plus créatif, plus durable. Dans le textile, cette approche séduit de plus en plus de créateurs, d’ateliers et de consommateurs. C’est notamment le cas de Repair and Wear Studio, une boutique-atelier installée à Bouge, près de Namur. Derrière ce projet, il y a Julie Delhauteur, couturière belge, qui a imaginé un lieu où les vêtements usés peuvent être triés, lavés, réparés, customisés, déconstruits… puis remis en circulation sous une nouvelle forme. Le lieu est vaste : environ 350 mètres carrés. Quand on pousse la porte, on découvre d’abord la boutique, qui occupe un tiers de l’espace. Mais derrière, il y a tout un atelier vivant, avec des piles de tissus, des vêtements de seconde main, des machines à coudre, du repassage, du tri… et même, plus loin encore, des sacs entiers remplis de pièces en attente d’une seconde chance. Tous les vêtements qui arrivent ne subissent pas le même sort. Certains sont en bon état et peuvent être revendus tels quels. D’autres ont besoin d’une petite réparation : remplacer un bouton, changer une tirette, recoudre une couture. Et puis il y a ceux qui sont trop abîmés, trop troués ou trop tachés pour être simplement réparés. C’est là que l’upcycling entre véritablement en jeu. Deux options s’ouvrent alors. Soit le vêtement est customisé : on ajoute une broderie pour masquer une tache, on transforme un défaut en détail singulier. Soit il est complètement reconstruit. Des morceaux de jeans peuvent par exemple être assemblés pour créer un sac. Une vieille chemise peut devenir une nouvelle pièce, unique, avec une autre coupe, une autre allure, une autre histoire. Ce travail demande du temps, du savoir-faire et de la main-d’œuvre. C’est aussi ce qui explique le prix de certaines pièces upcyclées. Une jupe transformée peut coûter une centaine d’euros, non pas parce qu’on “surfe sur une tendance”, mais parce que le temps humain a un coût. Et dans ce projet, il est assumé : l’idée est de payer correctement celles et ceux qui travaillent. Pour rendre cette logique circulaire encore plus cohérente, Julie Delhauteur a mis en place un système particulièrement malin. Chaque vêtement upcyclé vendu en boutique possède un QR code. Si, un an ou deux plus tard, l’acheteur s’en lasse, il peut le rapporter au magasin et récupérer 20 % de son prix initial. La pièce est alors reprise, lavée, réparée ou transformée à nouveau, puis remise en vente. Une boucle vertueuse, poussée à l'infini. Repair and Wear Studio est une coopérative, une société à finalité sociale. Cela signifie que le projet place l’humain et l’utilité collective avant le profit. Le bénéfice sert à faire vivre et durer l’initiative, mais le cœur du projet est ailleurs : créer de l’emploi, transmettre des compétences, redonner confiance. À côté des équivalents de deux temps pleins et demi qui y travaillent, une dizaine d’autres personnes sont accueillies dans le cadre d’un parcours de réinsertion socioprofessionnelle. Pour ces personnes parfois fragilisées par la vie, l’atelier devient un lieu où l’on apprend, où l’on reprend confiance, où l’on retrouve de l’autonomie. Au fond, ce projet raconte beaucoup plus qu’une simple histoire de vêtements. Il parle de circularité, bien sûr, mais aussi de dignité, de création, de travail juste et de seconde chance. Pour les habits comme pour les humains. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Emploi : ces initiatives belges qui accompagnent autrement les chercheurs d’emploi

3/24/2026
Trouver un emploi aujourd’hui peut s’avérer particulièrement complexe. Entre les exigences d’expérience, les parcours atypiques et le manque de confiance, de nombreux candidats se retrouvent bloqués. Face à cette réalité, certains Belges ont décidé d’agir. Parmi les solutions qui ont fait leurs preuves, il y a le mentorat. Le principe est simple : être accompagné par une personne plus expérimentée qui partage ses conseils, son vécu et parfois même son réseau. C’est notamment le cas de Team4Job ou Duo for a Job, une structure qui met en relation des jeunes issus de l’immigration avec des mentors de plus de 50 ans. Depuis sa création en 2013, plus de 70 % des femmes accompagnées ont trouvé un emploi ou une formation. Mais à côté de ces grandes structures, il existe aussi des initiatives plus discrètes, tout aussi inspirantes. C’est le cas de l’ASBL Parcours de Motivation, fondée par Luc-Antoine Sambou. Son point de départ est très concret : les entreprises demandent souvent plusieurs années d’expérience… que les candidats n’ont pas encore eu l’occasion d’acquérir. Mais en réalité, ce que recherchent les employeurs, ce sont surtout des compétences transversales : la capacité à apprendre rapidement, à s’adapter, à gérer ses émotions ou à communiquer efficacement. Pour répondre à ce besoin, cette ASBL propose une formation intensive de cinq jours, présentée comme un « accélérateur de performances ». L’objectif n’est pas d’enseigner un métier technique en quelques jours, mais plutôt d’apprendre à apprendre. Les participants découvrent comment fonctionne leur cerveau, comment activer leur mémoire, comprendre leurs blocages et gérer leur stress, notamment dans des situations comme la prise de parole ou un entretien d’embauche. Ce programme, soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, a déjà montré des résultats impressionnants. Sur un public pourtant éloigné de l’emploi, près de 80 % des participants ont retrouvé une activité professionnelle en moins d’un mois. Autre initiative inspirante : Your Colors celle de Carole Marwet. Sa spécialité ? Accompagner exclusivement les femmes dans leurs transitions professionnelles. Que ce soit pour se reconvertir, lancer un projet ou rebondir après un burn-out, son approche repose sur un principe clé : partir des talents naturels de chaque personne. Elle invite ses clientes à identifier ce qu’elle appelle leurs « zones de génie » — ce qu’elles font naturellement bien, ce qui les anime profondément. L’objectif est de construire un projet professionnel aligné avec leurs valeurs, leur rythme et leurs aspirations. Car au-delà de la recherche d’un emploi, l’enjeu est aussi de trouver un équilibre durable entre vie professionnelle et personnelle. Et bonne nouvelle : cet accompagnement est accessible financièrement. Grâce aux chèques-formation de la Région wallonne, les participantes peuvent être entièrement remboursées après une avance administrative. Ces chèques sont accessibles à tous, quel que soit l’âge ou le statut professionnel, y compris pour les seniors. Toutes ces initiatives ont un point commun : elles replacent l’humain au centre. Elles rappellent que derrière un CV, il y a une personne, avec des compétences, des doutes, des talents… et surtout un potentiel. Et parfois, il suffit d’un coup de pouce, d’un regard extérieur ou d’un accompagnement adapté pour relancer toute une trajectoire. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Mariage d’amitié : ces amis qui célèbrent leur lien sans être en couple

3/23/2026
Juliet et Romain, Elfée et Lise, Louis-Philippe et Marine… Tous ces duos ont un point commun : ils sont « mariés ». Et pourtant, ils ne sont pas en couple. Ce qui les unit ? Une amitié. On appelle cela un mariage d’amitié. Le principe est simple : deux amis décident d’officialiser leur relation à travers une cérémonie qui ressemble, en tout point, à un mariage classique. Il y a des discours, des alliances, une fête, parfois même une robe et un lancer de bouquet. À une différence près : il n’y a pas de relation amoureuse entre les deux personnes. L’objectif n’est pas de former un couple, mais de célébrer un lien fort, durable et choisi. Ce phénomène, encore marginal, commence doucement à émerger dans plusieurs pays. En Europe, certains parlent même d’« amiriage » — contraction entre amitié et mariage. Au Japon, la tendance est encore plus structurée : des agences proposent ce type d’union, avec des règles bien définies. Pas de romance, pas de relation sexuelle, mais un engagement à se soutenir sur le long terme, parfois même à partager un quotidien. Pourquoi ce modèle attire-t-il de plus en plus ? Parce que notre rapport aux relations évolue profondément. Le nombre de célibataires ne cesse d’augmenter. En Belgique, on en compte aujourd’hui près de 2,5 millions. Dans le même temps, les divorces restent nombreux : environ 20 000 par an, avec près d’un mariage sur trois qui se termine par une séparation. Les périodes les plus fragiles se situent souvent entre 35 et 45 ans, après une quinzaine d’années de vie commune. L’usure du quotidien, les attentes, les frustrations… autant de facteurs qui peuvent fragiliser les relations amoureuses. Face à ce constat, certains se tournent vers une évidence souvent oubliée : l’amitié. Les amitiés, elles, sont parfois plus stables, plus durables, moins soumises à des attentes implicites. Elles reposent souvent sur une forme de liberté et de confiance qui peut sembler plus simple à préserver. Se « marier » avec un ami devient alors une manière de sécuriser un lien important, de lui donner une place officielle et de le célébrer publiquement. Bien sûr, ce type d’union n’a aucune valeur juridique. Contrairement au mariage civil, il ne donne pas de droits spécifiques et n’est pas reconnu par l’État. Il s’agit avant tout d’un acte symbolique. Mais c’est aussi ce qui fait sa force : il permet de réinventer les codes, de sortir du modèle traditionnel du couple et de questionner ce que signifie réellement « s’engager ». Dans une société où les schémas évoluent, où les relations deviennent plus multiples et plus flexibles, ces initiatives traduisent une envie de redéfinir les liens qui comptent. Et au fond, célébrer une amitié de cette manière, c’est aussi reconnaître que toutes les relations importantes ne sont pas forcément amoureuses. Petit clin d’œil au passage : pour celles et ceux qui tournent une page — qu’elle soit amicale ou amoureuse — une autre tendance émerge : la bague de divorce. Le principe est simple : faire fondre son ancienne alliance pour en créer une nouvelle, symbole d’un nouveau départ. Comme quoi, même les ruptures peuvent se transformer en renaissance. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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C'est quoi le bonheur pour vous ? Un jeu de cartes pour réfléchir et percer ses secrets ensemble

3/20/2026
Ce 20 mars, c'est la Journée mondiale du bonheur. L'occasion de se poser une question simple… mais pas si évidente : "c'est quoi le bonheur, pour vous ?" Cette question, un homme a décidé d’en faire le fil conducteur de sa vie pendant plusieurs années. Il s’appelle Julien Peron. Pendant 4ans, il a parcouru le monde à la rencontre de centaines de personnes pour tenter de comprendre ce qui rend vraiment heureux. De ce voyage est né un projet complet : un film, un livre, un podcast… et aujourd’hui, un jeu de cartes.. Ce jeu se présente sous la forme d’un jeu de cartes, pensé pour être joué en famille ou entre amis. L’objectif ? Réfléchir ensemble à la notion de bonheur, de manière ludique et accessible. Le principe repose sur une métaphore simple : celle d’une graine de bonheur qu’il faut faire grandir. Au début du jeu, les participants reçoivent des cartes "graines". Ces cartes représentent le cycle de la vie et contiennent des actions concrètes ou des questions qui invitent à la réflexion. Pour faire pousser cette graine, il faut réunir quatre éléments essentiels : la terre, l’eau, le soleil et l’amour. Chaque élément correspond à un type de carte. La terre symbolise le fait de planter la graine, l’eau permet de l’arroser, le soleil la fait grandir, et l’amour l’aide à s’épanouir. Les joueurs lancent un dé pour avancer. Selon la couleur obtenue, ils piochent une carte correspondant à l’un de ces éléments. Et à chaque tirage, une surprise : soit un défi, soit un moment de partage. Par exemple, une carte peut proposer de sourire sans s’arrêter pendant une minute, ou inviter à partager un souvenir heureux. L’idée est de créer des échanges, de susciter des émotions et de prendre conscience de ce qui nous fait du bien. Comme dans la vie, tout ne se déroule pas toujours comme prévu. Le jeu intègre aussi des cartes "aléas" qui viennent perturber le parcours. Perdre une carte, faire face à un imprévu… Ces éléments rappellent que le bonheur n’est pas linéaire et qu’il se construit aussi avec les obstacles. Au-delà du jeu lui-même, il existe également des cartes d’approfondissement intitulées "21 jours pour tendre vers le bonheur". Elles reposent sur une idée bien connue : il faut environ 21 jours pour ancrer une nouvelle habitude. Ces cartes proposent des petits défis du quotidien, comme faire rire quelqu’un chaque jour ou prendre le temps de remercier une personne. Des gestes simples, mais qui peuvent avoir un impact réel sur notre bien-être. Ce jeu offre donc une approche originale du bonheur : il ne s’agit pas d’une recette magique, mais d’un chemin, d’une réflexion et d’une pratique quotidienne. Et si, finalement, le bonheur n’était pas quelque chose à atteindre… mais quelque chose à cultiver ? Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Nature et enfants : astuces simples pour leur donner envie de sortir et aimer la forêt

3/19/2026
Comment donner envie aux enfants d’aimer la nature et de profiter des balades en forêt ? La question se pose souvent, surtout à une époque où les écrans prennent beaucoup de place dans leur quotidien. La première piste est peut-être la plus simple : les laisser expérimenter. Jouer dans la boue, faire de la "miche popote", manipuler la terre… ce sont des expériences essentielles pour créer un lien avec le vivant. Même si cela implique parfois des vêtements tachés — et c’est souvent ce qui freine certains parents — ces moments sont précieux. Être dehors a aussi de nombreux bénéfices : cela favorise un meilleur sommeil, peut apaiser certains troubles comme l’hyperactivité et permet de se déconnecter des écrans. Bref, tout le monde y gagne. Mais que faire lorsque les enfants ne sont pas motivés à l’idée de sortir ? Dans ce cas, c’est souvent aux adultes de faire preuve d’un peu de créativité. Une astuce efficace consiste à donner un objectif à la balade. Pas besoin d’organiser une grande chasse au trésor à chaque sortie, mais on peut par exemple proposer de créer un herbier. L’idée est simple : ramasser ce qui est déjà tombé au sol — feuilles, fleurs, petites branches — sans arracher les plantes vivantes. Une fois rentrés à la maison, on fait sécher les trouvailles entre les pages de livres, puis on les classe. Cela donne du sens à la promenade et transforme la sortie en véritable activité. Autre idée qui fonctionne très bien avec certains enfants : introduire une part d’imaginaire. Par exemple, inventer une "petite fée" qui cacherait des surprises le long du chemin. Un petit bonbon derrière un rocher, sous une feuille… et voilà la balade transformée en aventure. C’est une manière ludique de motiver les enfants et de leur faire parcourir des kilomètres presque sans s’en rendre compte. Avant même de partir en balade, il est aussi possible de préparer une activité : fabriquer des bombes de graines. Le principe est simple : on mélange deux tiers d’argile avec un tiers de terre, puis on y ajoute des graines — de coquelicot, de bleuet ou d’autres plantes mellifères. Une fois formées, ces petites boules peuvent être dispersées au fil de la promenade. C’est une activité à la fois ludique et utile, puisqu’elle contribue à favoriser la biodiversité. Il faut simplement veiller à utiliser des espèces locales et non invasives. Autre piste : cultiver quelque chose chez soi. Même avec un simple balcon, il est possible de faire pousser quelques plantes comestibles. Pour un enfant, manger un légume qu’il a lui-même vu grandir est souvent une expérience très valorisante. Enfin, il est aussi important de sensibiliser les enfants au respect de la nature. En Forêt de Soignes, une campagne de sensibilisation est actuellement menée pour rappeler les bons gestes à adopter au printemps. Car cette saison est une période particulièrement sensible : les oiseaux nichent, les faons naissent, et la faune a besoin de calme. Les recommandations sont simples : rester sur les sentiers, ne pas cueillir les fleurs et tenir son chien en laisse. Pour encourager ces comportements, des citoyens engagés distribuent symboliquement des œufs en chocolat aux visiteurs qui respectent ces règles. Une manière ludique de sensibiliser petits et grands. Finalement, reconnecter les enfants à la nature ne demande pas forcément de grands moyens. Un peu de temps, un peu d’imagination… et beaucoup de liberté suffisent souvent à éveiller leur curiosité. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Éco-anxiété, anxiété, burn-out : comprendre ces troubles pour mieux préserver sa santé mentale

3/17/2026
Parler de santé mentale n’a jamais été aussi important. Les crises se succèdent, l’actualité est souvent anxiogène et beaucoup de personnes ressentent une inquiétude profonde face à l’avenir de la planète. Ce phénomène porte un nom : l’éco-anxiété. Il s’agit d’une angoisse liée aux changements environnementaux et climatiques. La perspective du réchauffement, de la perte de biodiversité ou des catastrophes naturelles peut générer un sentiment d’impuissance, de peur ou de tristesse. Pour certaines personnes, ce n’est pas une simple inquiétude passagère. L’éco-anxiété peut devenir un véritable trouble émotionnel. Face à une situation perçue comme dangereuse, les psychologues expliquent que nous avons généralement trois réactions instinctives : Agir, même à petite échelle, permet de retrouver un sentiment de contrôle et de transformer une inquiétude en énergie constructive. C’est justement l’une des idées développées dans le livre Dépasser son éco‑anxiété du Dr Arnaud Gauthier et Elodie Georges (éd. Eyrolles). Écrit par un médecin et un psychologue, l’ouvrage propose des pistes concrètes pour comprendre ce que l’éco-anxiété révèle de nos pensées et de nos valeurs. Les auteurs expliquent notamment comment observer ses propres schémas de pensée, identifier les sources d’angoisse et mettre en place des actions progressives. Ces actions peuvent être très simples : prendre soin de soi, mieux comprendre les politiques environnementales, s’entourer de personnes engagées ou encore modifier certaines habitudes de vie. Changer de banque, choisir un fournisseur d’énergie plus responsable, repenser sa manière de se déplacer… Ces gestes ne résolvent pas tout, mais ils permettent de transformer l’inquiétude en mouvement. Et ces outils ne servent pas uniquement pour l’éco-anxiété. Un autre ouvrage propose également d’explorer les différents troubles liés à la santé mentale : L’anxiété et la dépression : comprendre les mécanismes émotionnels des troubles pour s'apaiser en profondeur de Gwénaëlle Persiaux et Yoanna Micoud, illustré par Johanna Crainmark (éd. Eyrolles). Ce livre illustré aide à distinguer des termes souvent confondus. Le burn-out, par exemple, est souvent décrit comme la maladie du trop. Il correspond à un épuisement généralisé, souvent lié à une surcharge prolongée. On ne manque pas forcément d’envie : on n’a simplement plus la capacité d’agir. La dépression, elle, est différente. Elle se caractérise par une perte de désir et de motivation. La tristesse s’installe durablement et les pensées restent souvent tournées vers le passé. L’anxiété, en revanche, est tournée vers l’avenir. C’est la maladie de l’anticipation. On imagine des scénarios catastrophes qui n’arriveront peut-être jamais, mais qui occupent pourtant tout l’espace mental. Comprendre ces nuances est essentiel pour mieux identifier ce que l’on traverse, mais aussi pour mieux soutenir un proche. Bien sûr, ces livres ne remplacent pas un accompagnement professionnel. Mais ils peuvent aider à mettre des mots sur ce que l’on ressent et à reconnaître certains signaux. Et parfois, comprendre ce qui nous traverse est déjà un premier pas vers l’apaisement. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Rendre l'art plus accessible en recréant les odeurs du passé

3/16/2026
Pour comprendre le passé, nous disposons déjà de nombreuses traces : des photos, des œuvres d’art, des objets, des livres, des ossements ou encore de la musique. Toutes ces sources mobilisent certains de nos sens : la vue, le toucher et parfois même l’ouïe. Mais il y a un sens qui manque souvent lorsque l’on tente de reconstituer le passé : l’odorat. Et pourtant, les odeurs jouent un rôle essentiel dans notre mémoire et notre perception du monde. Elles permettent une immersion très forte dans une époque ou un lieu. C’est d’ailleurs pour cette raison que des chercheurs s’intéressent aujourd’hui à ce que l’on appelle le patrimoine olfactif. L’idée est simple mais fascinante : préserver et recréer les odeurs du passé pour enrichir notre compréhension de l’histoire. Le magazine Knowable Magazine (repris dans Courrier International) a mis à l'honneur le chimiste analytique Matija Strlič. Basé aujourd’hui en Slovénie et ancien chercheur à Londres, il s’est notamment intéressé à une odeur très particulière : celle de la bibliothèque de St Paul's Cathedral à Londres. Pour y parvenir, les chercheurs ont analysé les composés organiques volatils libérés par les livres anciens et les meubles de la bibliothèque. Ces molécules ont été identifiées et mesurées grâce à des techniques de chimie analytique. Mais la science ne suffit pas toujours à décrire une odeur. Les chercheurs ont donc fait appel à des « renifleurs » : des volontaires chargés de décrire les odeurs qu’ils percevaient dans la bibliothèque. Les participants ont utilisé des mots comme « terreux », « fumé », « vert », « amande » ou encore « gras ». À partir de ces descriptions et des analyses chimiques, l’équipe scientifique a pu reconstituer une formule représentant l’odeur typique d’une bibliothèque ancienne. Ces formules sont désormais enregistrées dans des bases de données numériques. En théorie, un chimiste pourrait donc reproduire l’odeur de vieux livres datant de plusieurs siècles. Mais les bibliothèques ne sont pas les seules sources d’inspiration. Dans les prochaines années, certains musées pourraient proposer des expériences olfactives encore plus surprenantes. Au Musée du Caire, par exemple, les visiteurs pourraient bientôt sentir… l’odeur des momies. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces odeurs ne sont pas désagréables. Les analyses ont révélé des effluves plutôt boisées, épicées et légèrement sucrées. Ces parfums proviennent des substances aromatiques utilisées par les Égyptiens pour embaumer les corps : des résines, des huiles et des plantes odorantes. Des échantillons d’air prélevés à l’intérieur de certains sarcophages ont permis d’identifier les molécules responsables de ces odeurs. À partir de ces données, les chercheurs pourraient même créer un parfum inspiré de ces senteurs pour accompagner les expositions. Mais une question se pose : comment recréer les odeurs lorsque celles-ci n’existent plus physiquement ? Dans ce cas, les chercheurs se tournent vers les archives historiques. Les textes anciens peuvent parfois décrire l’odeur de certains lieux, de matériaux ou d’événements. À terme, ces recherches pourraient transformer notre manière de visiter les musées. Une exposition consacrée au Moyen Âge pourrait par exemple recréer l’atmosphère d’une ruelle d’époque. L’odorat deviendrait alors un nouvel outil pour comprendre l’histoire… et pour la ressentir pleinement. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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Vélo en Belgique : la petite reine a le vent en poupe, un salon lui est dédiée

3/13/2026
Le printemps revient, les journées s’allongent… et l’envie de se remettre en selle aussi. Faire du vélo, c’est bon pour la santé, pour le moral, et de plus en plus accessible grâce aux vélos électriques. Aujourd’hui, un vélo sur deux vendu en Belgique est électrique, ce qui facilite grandement les trajets, notamment dans les zones vallonnées ou pour les longues balades. Mais ce que beaucoup de Belges ignorent encore, c’est que notre pays dispose de l’un des réseaux cyclables les plus denses d’Europe. Au total, on compte environ 30 000 kilomètres de réseau cyclable à travers le territoire. Un maillage impressionnant qui permet de découvrir villes, campagnes et paysages naturels en toute sécurité. Pour s’orienter facilement, il existe un système particulièrement pratique : les points-nœuds. Ces carrefours numérotés sur les pistes cyclables permettent de créer son propre itinéraire sans avoir besoin de carte détaillée. Il suffit de suivre une succession de numéros pour tracer sa balade. Un système simple, intuitif et très populaire auprès des cyclistes. Aujourd’hui, de nombreux outils numériques permettent aussi de préparer ses trajets. Des plateformes comme RouteYou, Fietsknooppunt ou Fietsnet proposent des planificateurs d’itinéraires qui permettent d’organiser des balades, des week-ends ou même de véritables vacances à vélo. Car oui, de plus en plus de Belges se lancent dans l’aventure du voyage à vélo. Certaines entreprises se sont même spécialisées dans ce type d’escapades. C’est le cas de Bike Packer, une structure qui fonctionne un peu comme un tour-opérateur version cycliste. Leur mission est double : louer des vélos adaptés au voyage et proposer des itinéraires à travers la Belgique. Même sans équipement ou sans expérience particulière, il devient ainsi possible de tenter un week-end ou une petite aventure à vélo. Des formations sont également proposées pour apprendre à préparer son voyage. On y aborde plusieurs éléments essentiels : le dénivelé du parcours, la distance quotidienne, les supports de navigation, les réseaux existants comme les points-nœuds, les RAVeL, la Promenade verte ou encore les grands itinéraires européens comme EuroVelo. Sans oublier une question importante : l’hébergement. Il existe par exemple des solutions originales comme les tentes sur cyclo-remorques. Il s’agit d’une remorque que l’on transporte derrière son vélo et qui se transforme en tente gonflable une fois dépliée. En Belgique, ce type d’équipement peut être loué pour une trentaine d’euros par jour chez Jabiru. Et si vous voulez découvrir tout l’univers du vélo en un seul endroit, un rendez-vous est à noter : le salon Bike Brussels, qui se tient jusqu’à dimanche à Tour & Taxis, à Bruxelles. C’est un événement très convivial où l’on peut découvrir toutes les catégories de vélos : urbains, cargos, pliants, gravel… et même tester certains modèles. Le salon propose également des stands dédiés aux équipements — casques connectés, vêtements techniques, accessoires — mais aussi à la protection des vélos et aux voyages à deux roues. Nouveauté cette année : un espace spécialement dédié aux enfants avec une piste d’essai. Bike Brussels est aussi l’occasion de découvrir les métiers du secteur : mécanique, vente, entretien ou encore conseil en mobilité. Car l’économie du vélo est en plein essor. Aujourd’hui, le secteur emploie près de 20 000 personnes en Belgique. Et la tendance continue de s’accélérer : depuis 2019, l’usage du vélo a augmenté de 35 % dans le pays. Preuve que la petite reine n’a jamais aussi bien porté son nom. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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